Maclean: "Arts plastiques"

Depuis les vingt dernières années, l’accumulation de plastique occupe de plus en plus d’espace dans l’atelier de l’artiste et c’est là qu’a pris forme graduellement l’idée de « rehausser cette ressource » en tant que sujet et pierre d’angle de la présente série. La toile de fond de ce projet a été la relation entre la production-consommation industrielle et la biosphère qui soutient notre civilisation à une époque d’abondance sans précédent. Les restes de notre monde industriel moderne n’arrêtent pas de s’entasser.

Le plastique représente l’ère durant laquelle abondance matérielle et pétrole vont de pair. C’est le summum de toutes les matières jetables et, pourtant, sa destructivité provient de sa persistance insidieuse, un héritage qui se prolonge alors que sa valeur frôle la nullité, et pire. La réaction de Maclean a été de donner à des usages uniques et donc jetables des formes artistiques qui abordent les anti-réalisations de notre civilisation soi-disant à son apogée. C’est une illustration de la culture du gaspillage et des machinations requises pour qu’elle se perpétue. Le processus derrière ces œuvres est principalement la collecte, l’accumulation et la transformation éventuelle de ce qui était essentiellement de la pacotille, à travers un long et incessant programme d’entreposage, de tri et de gestes répétitifs.

« C’est ainsi que j’ai tenté de comprendre une certaine folie. C’est peut-être simplement la pratique d’un consommateur, collectionneur, d’un ramasseur et marchand, d’un escroc et trompeur post-moderne, mais… il fallait que ce soit fait ! » – Maclean